Gérard Cassé

Sculpteur sur pierre, bois, métal et bronze

C’est en tombant lourdement d’un étage que le destin artistique de Gérard est né …

Une lourde chute signe le destin de Gérard Cassé, jusque là soudeur et chaudronnier professionel. « En réhabilitant ma maison, j’ai chuté d’un étage et je me suis brisé la cheville », confie Gérard. Le Castelsarrasinois ne peut plus exulter son énergie, il cherche une autre voie pour la canaliser : ce sera l’art. « Avec un an d’arrêt maladie, huit opérations à la cheville, je déprimais et tournait en rond. Je me suis mis à bricoler dans mon atelier. » Petit à petit, le chaudronnier-soudeur, affine son travail aux cotés de Jean-Marc, un artiste expérimenté de Cordes-sur-Ciel, et, plus tard, du Tarnais Casimir Ferrer. « Leurs critiques et suggestions m’ont permis de progresser. Surtout de croire en ce que je faisais. » C’est toutefois en quittant sa terre natale que le Castelsarrasinois finit son apprentissage et prend son envol artistique. « Après vingt-cinq ans passés comme soudeur aux service des essences de l’armée, j’ai eu envie de changer d’air. Je suis parti à Dakar, pour le compte d’une société d’exploitation d’hydrocarbure. » Une parenthèse africaine de quatre ans qui bouleverse durablement l’artiste et l’homme. « Sur place je me suis créé un atelier avec trois fois rien : une enclume et une ébarbeuse. J’ai travaillé à l’africaine (rire). » « Rapidement, j’ai eu la chance de pouvoir être en contact avec les sculpteurs de premier plan, à l’instar de de Babacarniang et surtout de Kalidou Kassé. » Des rencontres qui lui permettent d’être en résidence dans le village des arts; d’exposer à la biennale de Dakar et de voir plusieurs de ses créations trôner dans des lieux emblématiques de la capitale sénégalaise. « Ces artistes m’ont ouvert de nouvelles voies en me permettant d’apprendre à travailler la pierre, le bois ou le bronze. ». Les œuvres de Gérard Cassé sont épurées et symboliques.

Gérard Cassé